Dans une de ses émission « Degg Deug » et avant la présidentielle de 2012, Monsieur Diop invitait le président sortant Maître Wade à prendre de la hauteur et ne pas se présenter pour un « 3ème mandat », une condition qui lui permettrait lui de démarcher auprès de la fondation Mo Ibrahim afin qu’il reçoit lui aussi le prix. Quand est – il un an après ?
Pour rappel, le prix Ibrahim distingue le leadership d’excellence en Afrique. Les critères restent les suivants : être un ancien chef d’État ou de gouvernement africain, avoir été élu démocratiquement, avoir quitté ses fonctions au cours des trois dernières années, s’être limité à la durée constitutionnelle de son mandat, avoir fait preuve d’un leadership exceptionnel.
Il est le prix le plus important décerné chaque année dans le monde. Il prévoit des millions de dollars sur dix ans. En outre, il identifie et récompense des dirigeants africains qui ont développé leur pays, sorti leur peuple de la pauvreté et jeté les bases d’un avenir prospère ; Wade en est un il nous semble.
Si d’une part et pour certains Wade a « forcé » sa 3ème candidature (ce qu’il ne fallait pas), d’autre part, force est de lui reconnaître ses multiples réalisations.
Ne mérite t’il pas donc le grand prix à l’instar de Pedro Pires, Mogae, joaquim Alberto, Mandela (honoraire)… ! Souleymane, faite quelque chose pour le Sénégal en ce sens du moment qu’il est prévu 200 000 dollars par an pour des activités d’intérêt public.
En tout et pour tout, c’est le Sénégal qui gagne.
Frédéric Diop