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Etat civil: qui sont ces sénégalais fantômes, combien sont – ils ?

Posté par: Frédéric Diop| Lundi 08 mai, 2017 17:05  | Consulté 417 fois  |  0 Réactions  |   

Il nous arrive bien parfois de rappeler avec fierté que le Sénégal compte 14 millions d’habitants pour 14958 villages, qu’il y a 257 partis politiques, 12385 bureaux de votes, 12 millions de bulletins imprimés pour 6 millions d’inscrits, qu’il y a 42% du budget injecté dans l’éducation nationale soit 6% de PNB même si pour l’UNESCO, le taux minimal est de 8%. Nous savons plus ou moins le nombre d’établissements scolaires et sanitaires, le nombre de brigades, le nombre d’entreprises, le nombre de véhicules, le nombre de fonctionnaires…

Mais qui peut dire sans risque de se tromper le nombre de faits d’état civil déclarés ou à l’être ; combien de sénégalais « bien nés » sommes-nous en 2017 et combien le serons-nous en 2035 !

Le contraste ici, c’est que, dans d’autres secteurs, les biens matériels et immatériels sont identifiés, c’est le cas dans l’automobile, l’immobilier, le cheptel, les arbres…

Puisque l’homme est au cœur de tout plan y compris ici le plan Sénégal émergeant (PSE), il convient de redéfinir le rôle et la place de l’état civil à travers les projets et programmes pour une déclaration spontanée des faits, un établissement de statistiques fiables, une bonne planification et une atteinte des ODD à court et moyen terme.

L’état civil étant donc l’alpha et l’oméga de toute planification, au début et à la fin de toute bonne politique de développement, il ne doit pas y avoir de parias pour quelques raisons que ce soit. Il convient dès lors de rapprocher d’avantage l’administration « état civil » qui rend un service public des administrés, d’alléger les procédures, de faciliter les démarches administratives, d’harmoniser les pratiques et enfin, de sécuriser les données.

L’état civil n’a donc pas besoin d’assises nationales, d’états généraux ou encore de séminaires nationaux mais d’une véritable thérapie tant en interne qu’en externe.

Pour ne pas saper la confiance des partenaires techniques et financiers (PTF) et autres bailleurs à l’égard de notre pays, il urge de rediriger et même de revoir les contours des enjeux car, quand les mauvaises habitudes ne sont pas rectifiées, une bonne partie du pays reste sans harmonie.

Le Sénégal d’abord, le Sénégal ensuite, le Sénégal après.

 L'auteur  Frédéric Diop
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Frédéric Diop
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